lundi 13 décembre 2010

Conclusion



Interview du Dr Prim, psychiatre spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire.

I- Anorexie et Boulimie :

Les troubles de restrictions alimentaires sont très présents dans notre société actuelle. En effet, ils s'expliquent par des antécédent plus ou moins douloureux, qui ont poussés les personnes à suivre la voix de la maigreur. Cependant, les facteurs psychologiques n'en sont pas les principales causes: la société joue aussi un rôle majeur, même s'il est subordonné aux troubles psychologiques.

Comment ces troubles ont ils évolués depuis les 10 dernières années ?
Ils ont considérablement augmenté, principalement en raison de "l'image de minceur", qui de nos jours est signe de réussite et de victoire sur soi. Tandis qu'au XIXème siècle, les personnes ayant les formes les plus rondes, étaient synonyme de richesse, car elles étaient mieux nourries que les autres. C'est une question de mode.

A quoi, selon vous, peut être due cette évolution ?
Elle est due à de nombreux facteurs. La valeur de l'image de soi est de plus en plus importante. La minceur signifie le contrôle, et le contrôle signifie la force.

Bien que les déficits alimentaires soient principalement le résultats de troubles alimentaires, la société peut-elle les influencer ?
Les traumatismes psychologiques ou physiques sont, en général, à l'origine des TCA. Cependant, la société influence aussi ces troubles. En raison de nombreux facteurs, comme les médias, ou bien le monde du travail, où il faut être représentatifs et donner une bonne image de soi même, dans une société où la maigreur est au sommet, les personnes ne peuvent plus se contenter d'être mince. Il en faut plus. Et de ce fait, les personnes ayant des formes seront rejetées, car les minces sont celles qui  peuvent se contrôler.

Selon vous, le rôle que joue la société dans ces troubles est il important?
Le rôle de la société n'est pas à négliger, cependant, il n'est pas le plus important. Les troubles du comportement alimentaires sont souvent précédés par des maltraitances physiques ou morales, des traumatismes ou bien des angoisses. La société a pour rôle d'aggraver ces TCA, mais elle ne les engendre pas.

II Obésité et sur poids

L'obésité est un fléau qui pèse sur la population des pays riches. En effet, ce troubles est la seconde cause de décès, dans les pays développés, après la cigarette. Cette maladie a des origines génétiques, qui viennent principalement de l'après guerre, en raison de nombreux traumatismes, mais pas seulement. La société, avec surtout la société de consommation, joue un rôle très important dans l'excès de poids. 

Comment l'obésité s'est elle développée dans les pays riches depuis une dizaine d'années ?
Le taux d'obésité dans les pays riches a énormément augmenté. Elle peut s'expliquer par de nombreux facteurs.

A votre avis, quelles sont les causes de cette augmentation ?
La société de consommation est la principale cause de cette augmentation . Cependant, c'est un véritable fléau: le manque d'activités physiques, la disparition de la cuisine, qui laisse place à des plats cuisinés non diététiques, le développement des moyens de transport ainsi que les publicités alimentaires participent aussi à cette forte évolution.

La société peut donc elle jouer un rôle dans ces TCA ?
Effectivement, par le biais de facteurs cités précédemment, la société joue un rôle dans les TCA.




lundi 29 novembre 2010

Influence de la société sur les restrictions alimentaires

Malgré le fait que l'anorexie et la boulimie soit souvent de graves maladies mentales, la société joue un rôle majeur sur les restrictions alimentaires. En effet, de nombreux facteurs sociaux, économiques et culturels exercent une influence sur les comportements alimentaires de tous les individus.


stars souffrant d'anorexie...

  • Les facteurs sociaux-économiques
-La mode et les stéréotypes de beauté


Dans les pays développés, la maigreur est un synonyme de richesse et de puissance. Les stéréotypes sont présents dans le monde de la mode, avec les mannequins et les célébrités, ou dans les milieux sportifs et artistiques ainsi que dans les films, en engageant des acteurs très minces, on s'assure de créer un lien entre la minceur, l'argent, le succés et le bonheur. Cependant, il est faux de croire que comme le sous-entendent les médias: la mode a engendré l'anorexie, puisqu'elle existe depuis plusieurs siècles (ex: Sissi l'impératrice). La mode ne l'a pas créé, mais elle l'encourage activement par l'intermédiaire des mannequins filiformes, qui font la moitié d'un corps "normal": le poids et les mensurations de ces femmes ont progressivement diminués depuis 1959. Les mannequins ont pour but de mettre en valeur les vêtements les plus luxueux, et donc symbolisent la beauté. En affichant ouvertement des mannequins en sous poids, les créateurs de mode savent très bien que les jeunes filles adolescentes, fragiles, seront influencées, car souvent en quête de modèles physiques. On remarque aussi une augmentation du poids moyen des femmes, particulièrement à l'adolescence. Ainsi, la réalité s'est progressivement détachée de l'idéal. il suffit de jeter un oeil sur une revue de mode d'aujourd'hui pour s'en rendre compte... De plus, dans la plupart des grands magasins, les tailles de vêtements, relativement petites, par rapport à la taille des femmes en général, créé chez celles-ci un sentiment de frustration et une sensation d'anormalité: cela accentue leur envie de perdre du poids. Les créateur de mode veulent aussi instaurer une nouvelle taille dans les magasins, qui serait du 32 ( taille d'un enfant de 12 ans)


la mode anorexique


- Publicités et régimes :  


Aujourd'hui en France, et dans tous les pays développés, les modèles de beauté sont souvent représentés par des image de minceur, voir de maigreur. Face à une importante demande, les pratiques d'amaigrissement se sont considérablement développées, conduisant parfois à de graves excèsEn effet, une grande proportion des personnes ayant des troubles du comportement alimentaire ont simplement commencé par un régime. C'est un moyen de perdre du poids très fréquent, qui est principalement influencé par les médias, en particulier par les publicités, et qui enseigne aux femmes à se sentir coupables de manger. Cependant, toutes ces manières de retrouver un corps de jeune,  encourage les individus à  perdre du poids, et pourquoi pas devenir anorexique, ou bien ,  boulimiques. Selon l'étude INCA ( étude individuelle nationale des consommations alimentaires), 23,6% des adultes déclarent suivre ou avoir suivi un régime amaigrissant.
 



- Mouvements pro-ana et pro-mia


Le mouvement pro-ana est un mouvement d'anorexiques mentales, dont les membres prétendent que leur maladie n'en est pas une , mais plutôt un mode de vie. Les personnes adhérentes à ce mouvement encouragent et incitent à la pratique de l'anorexie. Ce mouvement est associé à un autre mouvement appelé pro-mia, qui incite à la boulimie, mais il est moins répandu. Ces membre diffusent leurs idées sur internet, par le moyen de blogs, où ils tiennent des sortes de journaux intimes. Aujourd'hui on en dénombre plus de 1000 dans le monde. Avec le net, les filles souffrant d'anorexie ou de boulimie ont trouvé le moyen de se rassembler, de se soutenir et d'échanger des tuyaux pour maigrir plus vite, pour éviter de se faire repérer par ses proches, pour échapper aux analyses médicales, mais aussi des tuyaux facilitant la diète, comme " consommer seulement du céleri, des boissons gazeuses et des cigarettes". Ces mouvements se sont développés à partir des années 2000, et comprennent majoritairement des femmes. A l'aide de logiciels, elles n'hésitent pas à truquer des photos de mannequins, pour les rendre très maigres, et ainsi donner un côté "tendance" à cette maladie, potentiellement mortelle. Nous pouvons lire de nombreuses suggestions  scandaleuses sur leur site, telles que: "Avalez deux cuillerées de vinaigre, avant de manger, pour aspirer tout le gras de votre nourriture,  et buvez de l'eau, de l'eau et encore de l'eau! N'oubliez pas que si vous restez hydratées, vous risquerez moins de vous évanouir". C'est aux États Unis que ces premières communautés pro-ana et pro-mia ont vu le jour. Les pro-ana se remarquent par le port d'un bracelet rouge, entremêlé de mauve si la personne est aussi boulimique, sur le poignet droit. A la suite de la médiatisation de ce mouvement, le grand public et des organisations de santé ont participé à la fermeture de certains sites web, car, à l'image des sectes, ces sites pro-ana et pro-mia, qui prônent la maigreur à tout prix, exercent une réelle influence sur des jeunes en manque de repères. 

exemple d'un article présent dans un blog pro-ana:



La pression sociale:
La pression sociale est l'influence exercée par un groupe, sur chacun de ses membres, en lui imposant des normes dominantes en matière d'attitude et de comportement. Cette influence peut amener à des dépressions, ce qui pourra entraîner la modification du comportement alimentaire de certaines personnes, et de ce fait, conduire à des maladies psychologiques, telles que l'anorexie ou la boulimie. La principale pression sociale est liée à la pression au travail.


  • Les facteurs culturels
La religion
Les pratiques religieuses, telles que le carême pour les catholiques, ou le ramadan pour les musulmans, peuvent aussi avoir une influence sur le comportement alimentaire. Les périodes de jeûne entraînent de nombreux changements sur l'alimentation quotidienne. La fréquence des repas diminue donc, et cela entraîne un dérèglement du comportement alimentaire. Le jeûne consiste à s'abstenir de manger et de boire à partir d'une heure précise. Pendant un moi, pour le ramadan et quarante-six jours, pour le carême, le jeûneur apprend donc à maîtriser sa sensation de faim et de soif et découvre qu'il est possible de s'y conformer. Cela entraîne donc les personnes, ayant une mauvaise image d'elles même, à poursuivre ce jeûne: il peut donc perdurer et devenir habituel chez certains individus.




L'influence de la socièté sur la prise de poids


La société joue aussi un rôle très important, cependant subordonné au facteurs mentaux, dans la prise de poids des individus. En effet de nombreux facteurs socio-économiques, ou encore culturels, participe à l'augmentation de ces troubles du comportement alimentaire. On voit ainsi que l'individu n'est pas seul maître de son corps, mais qu'il est influencé par des éléments, des facteurs, extérieurs.
  • Les facteurs socio-économiques: 
- Les médias: 


Aujourd'hui les médias ont un rôle et une influence très importante sur notre vie avec le développement de nouvelles technologies. De plus, notre génération est une très grande consommatrice de ces technologies: internet, la télévision.. Cependant, les problèmes d'alimentation augmente considérablement chez les jeunes depuis  quelques années. Les médias ont-ils une influence sur notre régime alimentaire?

1) Publicités sur la nourriture: 
De nombreuses études démontrent que nos choix alimentaire sont dictés par les médias: "celui qui maîtrise les médias et la publicité maîtrise les esprit". Celle-ci joue donc un rôle important dans la société de consommation, car la majorité des publicités sont alimentaires : elles occupent 38% à 84% du total des publicités. Les spots alimentaires "sains" ne constituent que 4% des publicités présentées. De grosses sommes d'argent sont investies dans la production de publicités susceptibles d'influencer le comportement des consommateurs et de cette façon, de les encourager à manger, en leur donnant envie, par le biais de la télévision par exemple. De plus, c'est, dés le plus jeune âge (2 à 11) , ,que nous sommes influencés, car une étude démontre que  80 spots dont la moitié concerne l'alimentation, sont diffusés entre 9h et 12h lors des émissions de jeunesse de TF1. 62% des 8-14ans demandent à leurs parents d'acheter des produits vus à la télévision, et 91% d'entre eux les obtiennent . On constate que dans la plupart des ménages, les placards sont remplis de produits gras et sucrés, qui ont particulièrement des produits diffusés en publicité. Les médias jouent donc un rôle important dans la mentalité des gens, puisque c'est un agent de socialisation. 
Cependant, on a pu constater que de plus en plus de spots publicitaires sont accompagnés, en bas de l'écran, de slogans pour inciter les gens à faire attention à leur régime alimentaire, comme par exemple la campagne "manger-bouger", réalisée par l'INPES


2) Le développement des moyens de communications:  
Le développement des moyens de communication comme la télévision ou bien les moyens de transports, sont des facteurs qui contribuent à augmenter le taux d'obésité dans les pays riches. En effet, la télévision laisse son spectateur immobilisé sur son fauteuil, ce qui l'empêche de pratiquer des activités physique. Différentes études ont montré qu'il existe une corrélation entre le poids et le temps passé devant la télévision, en tout cas chez les enfants. De plus, le développement des moyens de transport permet aux personnes, sans le moindre effort physique, de se rendre dans différents endroits. Tout ces moyens de communication sont des facteurs qui participent au développement de l'obésité.

-Le développement des fast food



L'implantation des fast food est aussi responsable de l'évolution des obèses en France, ainsi que dans tous les pays riches. Si l'industrie des fast food se trouve toujours en plein essor, elle réfute totalement son implication, et se revendique même adaptée aux régimes alimentaires sains. Ce sont de la restauration rapide, qui proposent de la nourriture à bas prix, et qui en plus n'est pas mauvaise, ce qui incite les personnes à petits revenus, mais aussi les autres, à venir déjeuner dans les fast foods, pendant la pause déjeuné par exemple, qui est plutôt courte, ce qui fait que l'on a pas le temps de bien manger. De plus, on constate que les lieux où sont implantés ces fast-foods n'est pas un simple hasard. Ils sont donc accessible pour tous, dans des lieux de tout les jours. Petite info: Aux États-Unis, au heart attack grill (grille de la crise cardiaque), en Arizona, les hamburgers sont gratuits du matin au soir, à la seule condition de peser plus de 175KG. Les clients sont donc pesés à leur entrée dans le magasin.






Suite au développement des Macdonald et du fort taux d'obésité présent dans les pays développés, un film intitulé Super Size Me a été créé, pour faire prendre consciences aux personnes de l'influence des fast-foods sur l'obésité de nos jours. Morgan Spurlock, le héros du film, a traversé les États-Unis et interrogé des spécialistes dans plus de vingt villes. Un ancien ministre de la santé, des profs de gym, des cuisiniers de cantines scolaires, des publicitaires, des avocats et des législateurs lui confient le résultat de leurs recherches, leurs sentiments, leurs craintes et leurs doutes. Mais il décide quand même de mener sa propre enquête en se mettant au régime MacMuffin, Big Mac, Royal Cheese, frites et coca, à tous les repas,  sous la surveillance de 3 médecins. A la suite de ce film, et de la polémique qui en a découlé,  Macdonald's a retiré de la vente son menu de format Super Size et l'acteur est décédé, étant devenu acro à ce mode de nourriture.


http://www.dailymotion.com/video/x4aods_bandeannoncesuper-size-me_shortfilms


-L'arrêt du tabac


La plupart des gens qui arrêtent de fumer ont un fort risque de prendre du poids. En moyenne, un ex-fumeur prendra 2 à 4 kilos, et le femmes encore plus que les hommes. La crainte de grossir est une préoccupation majeur pour les fumeurs désireux d'arrêter de fumer. Ainsi deux tiers des ex-fumeurs prennent du poids à l'arrêt de la cigarette, et ce phénomène est plus important chez la femme que chez l'homme. Cela s'explique, car en effet la nicotine contenue dans le tabac a des effets pharmacologiques, qui favorisent un légère perte de poids. Elle augmente les dépenses énergétiques de 6% au repos et de 12% à l'effort. Autrement dit, pour une activité physique identique, les fumeurs brule d'avantage de calories que les non-fumeurs. De plus, la cigarette a également un effet coupe-faim... Le syndrome de manque de nicotine provoque des pulsions compensatoire, comme la prise de nourriture excessive.

-Les statuts sociaux

Une étude démontre que l'obésité concerne d'avantage les chômeurs, les retraités, les ouvriers, ce qui confirme la relation qui semble exister entre statut socio-économique et obésité. Cette relation, retrouvée en France, comme dans les autres pays riches, peut s'expliquer par les inégalités sociales dans les domaines de la santé ainsi que par la différence dans les habitudes alimentaires. De plus, les personnes qui ont des difficultés financières n'ont pas les moyens de lutter contre les excès de poids: elles ne peuvent pas s'inscrire dans des clubs de sport, pratiquer des régimes, avoir l'hygiène recommandée et faire des cures. Enfin, les foyers à bas revenus, et en particulier les chômeurs, sont les principaux adeptes de la télévision, ce qui entraîne une non pratique d'exercices physiques, causée aussi par leur démotivation. 
 Pour démontrer ceci, une étude a été faite par l'INSEE. Elle démontre en effet que les catégories dites populaires, donc de faibles revenus, sont plus touchés par l'obésité que les autres. Et on observe aussi que ces chiffres augmentent au fil des années ...



L'INSEE a donc mis en évidence plusieurs raisons de cette "influence" des statuts sociaux sur l'obésité.

- Tout d'abord, l'obésité est influencée par ce que l'on appelle les modes de vie: on constate que l'obésité est particulièrement présente dans les classes dites "populaires". Cette classe a en effet plus de temps libre que les "riches". Les plus riches passent donc moins de temps devant la télévision, font plus de sport, sont plus actifs, etc... Ils sont donc généralement plus minces.
- Ensuite, il y a aussi des facteurs un peu moins évidents: on observe, par exemple, grâce à des études psychologiques, que les gens qui sont heureux sont moins sujets à l'obésité. 
Nous avons donc démontré que les statuts sociaux, sont un facteur socio-économique  important: ils ont une grande influence sur l'obésité. Malgré tout on distingue un sens inverse de cette relation. En effet, l'obésité a aussi une influence sur le statut social. Par exemple, les obèses peuvent être discriminés et rejetés dans les entretiens d'embauche, en raison de leur poids qui montre qu'ils seront moins actifs que les personnes minces.
  • Les facteurs culturels: 
    -  L'obésité considérée comme un canon de beauté

    Les canons esthétiques ont toujours existé, quelque soit l’époque ou la civilisation. Tantôt, ils sont filiformes, épurés, et comme aujourd’hui, quasiment squelettiques, tantôt, ils sont repus, grassouillets, parfois obèses, comme ceux des égyptiennes des époques islamiques. Les femmes de cette époque essayaient d’être très grosses pour plaire aux hommes. De plus, avant les XXème siècle, les européens et nord-américains préféraient les femmes grosses, parce qu'elles paraissaient plus fortes et en meilleure santé. Pour des raisons spécifiques à chaque culture, les qualificatifs grand, petit, gros, mince, blond, bronzé, pâle etc... ont tour à tour été privilégiés suivant différentes périodes de l'histoire. Dans l'art de la Renaissance, les aristocrates et mécènes admiraient aussi les beautés  de Raphaël, et aimaient également les rondeurs des femmes (Cuisses dodues, poitrines lourdes et  appétissantes).
    Mais, de nos jours, la société n'a plus cette vision du "canon de beauté". Peut-être reviendra t-elle d'ici peu. Déja, le célèbre Jean Paul Gauthier a fait défilé en octobre 2010 la chanteuse de Gossip, Beth Ditto, pour présenter sa nouvelle collection "rock et romantique". C'est peut être le début de la fin de cette société de minceur ...





    


    - Les concours de "bouffe":

    Tous les ans à New York, le jour de la fête nationale (4 juillet), se tient un "concours de bouffe" suivi par 30 000 spectateurs et plus de 1,5M de téléspectateurs. En effet, le concours, qui consiste à manger le plus de hot dogs possible en 10 minutes, est retransmis en direct sur une grande chaîne de sport nationale.
    Ces concours et records sont en effet plus fréquents qu'on ne le pense, avec des risques sur la santé importants. Pizza, popcorn, burgers, huîtres, maïs en épi, légumes à l’ail, asperges frites, piment Jalopeno, langues de boeuf, cheesecake, etc…, le choix de l’aliment peut être assez créatif ! Il existe même une  fédération internationale de “bouffe” compétitive (International Federation of Competitive Eating). Cette fédération organise de nombreux concours et a validé plusieurs types de records qui peuvent nous troubler:
    - Onze kilos de gâteaux au fromage blanc ingurgités en 9min
    - 53 hot dogs ingurgités en 12min
    - 167 chicken wings ingurgités en 32 min
    - 57 cervelles de boeuf ingurgitées en 1/4 d'heure



    - Des lois protégeant les obèses:

    A San Francisco, suite à un fort taux d'obésité aux Etats-Unis, le gouvernement a mis en place un décret pénalisant quiconque adopterait une attitude discriminatoire envers ces personnes. Ce décret porte le nom de "décret des gros". Il s'agit d'une mesure nécessaire, étant donné que la moitié de la population rencontre des problèmes de sur poids, et qu'un américain sur quatre est médicalement obèse, selon des statistiques officielles. Ces lois n'encouragent donc pas les personnes souffrant de sur poids à agir pour perdre des kilos, et les laissent s'encrer dans leur l'obésité. En effet Marilyn Wann, responsable locale de l'Association nationale de défense de l'intégration des personnes fortes déclare "Ce dont nous avons besoin, ce n'est pas d'un régime, mais que cesse la discrimination" sachant qu'elle pèse 122 kg pour une taille de 1,63 m tout en affirmant que c'est une morphologie "normal".



    jeudi 25 novembre 2010

    Témoignage d'un garçon souffrant d'anorexie

    Conversation avec Emmanuel, 25 ans: 
    Emmanuel était était anorexique entre 14 et 18 ans. Il va mieux, mais les maladie reste présente.

    Comment cela a-t-il commencé?
    A 14 ans, j'ai voulu perdre deux kilos pour changer de catégorie au judo. J'en ai perdu 36.

    Vous vous trouviez gros?
    Oui. Mais même à 34 kilos je me trouais trop gros. Ce n'était pas une question de poids, j'étais trop gros dans ma tête.

    Savez-vous ce qui s'est passé?
    Mes parents se séparaient et j'étais au milieu. Ils m'ont toujours considéré comme un adulte. De 9 à 13 ans, chacun me confiait ses problèmes avec l'autre; C'était inconscient, mais je crois que la maladie était un moyen de dire "j'existe!" 

    Comment vous en êtes vous sorti? 
    A 15 ans, un médecin m'a dit "tu vas mourir"; J'ai passé des mois à l'hôpital, sans courrier, sans télé, sans visite... Ça motive pour guérir! A ma sortie, tout a changé. Les parents s'entendaient mieux. J'ai lâché mon BEP pâtisserie, où j'étais cerné par la bouffe, pour le lycée général. J'ai eu de nouveaux amis, et mes parents m'ont payé une carte de cantine, pour que je en mange plus seul.

    Aujourd'hui c'est fini?
    Je me méfie de moi. Dès que mon moral flanche, j'ai tendance à ne plus manger. Quand je suis seul aussi. Alors je m'entoure pendant les repas. Je n'ai plus de balance, pour ne pas replonger. Je me pèse une fois par semaine, chez mes parents, avec l'objectif de ne pas prendre, et de ne pas perdre.

    Ca vous gène que l'on parle si peu de l'anorexie des garçons?
    Je ne comprends pas que l'on en parle pas. Mes parents ont très mal vécu mon anorexie, surtout mon père. Pour lui, c'était une maladie de filles. Ou d'homos. Un jour, j'ai osé en parler à ma copine. Elle ne m'a pas cru. Pour elle aussi, cela n'arrivait qu'aux filles. Il a fallu que ma mère lui montre des photos pour qu'elle me croie. C'était blaissant. J'avais banni le sujet, car c'était honteux, surtout pour un mec. Aujourd'hui j'en parle pour moi, et pour les autres.

    Témoignage d'une fille anorexique

    Conversation avec Lou, 23 ans :
    Lou est malade depuis 6 ans. Après une sévère anorexie, elle varie aujourd'hui entre anorexie et boulimie.

    Comment vous expliquez vous votre maladie?
    C'est très compliqué. je veux trouver qui je suis. L'anorexie est une volonté d'aller plus vers l'essentiel, vers sois. On enlève l'excédent. Mais en  même temps on gomme son caractère. On ressent moins la douleur, on est tellement focalisé sur la bouffe que le reste ne nous touche plus.

    Et la boulimie?


    Comment vous sentez vous aujourd'hui?
    C'est dur car rien ne se voit. Tout le monde pense que c'est fini.

    Alors que l'anorexie se voit, justement?
    C'est une façon plus ou moins consciente de montrer que l'on va mal. on renvoit violemment sa souffrance aux autres.

    Que ressent-on ? 
    L'anorexie procure une fierté malsaine: on se setn surhumain. La boulimie est avilissant. on a honte car le corps reprend le dessus. Lors d'une crise, on ne se contrôle plus et on a peur. Après je me sens sale. Je me nettoie, en vomissant, je fais la vaisselle, je vide les poubelles... Il faut effacer les traces et repartir à zéro.

    Comment se passe une crise?
    Des fois, j'ai super faim. je décide de m'acheter un truc et ça dérape. Des fois, j'achète, pour la cris. En ce moment je fais une fixette sur le pain d'épices, les madeleines... Histoire de se faire bien mal. C'est dur à avaler, et dur à vomir.

    Pourquoi se faire mal? 
    C'est comme l'automutilation. Ca fait du mal, car on attaque certaine partie de son corps. Et du bien, par ce qu'on concentre la douleur sur autre chose, qu'on la contrôle, qu'elle est visible.

    Comment voyez vous votre corps?
    Mon corps, c'est un supplice. Je ne le supporte tellement pas que je me douche dans le noir. 

    Et le corps des autres? 
    Les obèses m'effraient, j'ai peur de devenir comme eux. Et je suis jalouse des maigres. Pas les anorexiques, les maigres pas malades. Surtout quand je les vois manger! Je veux être moi.

    Et à 37 kilos, vous êtes vous trouvée?
    Sous un certain poids, non, on se perd. Mais c'est dur de de lâcher lâcher l'anorexique car c'est la seule identité qui nous reste. Quand on regrossit, on n'est plus malade donc on n'est plus personne. 

    mardi 23 novembre 2010

    II Manger à tout prix


    L'obésité et l'hyperphagie sont des troubles du comportement alimentaires, de nos jours très présent dans notre société. En effet, l'obésité est la seconde cause de décès aux Etats Unis, après le tabac. Ces TCA (troubles du comportement alimentaire) sont donc un grave problème sanitaire, car les gens pratiquent de moins en moins d'activités physiques et mangent moins sainement . Ces troubles sont souvent associés à des dépressions, ainsi qu'à un déni de soi même.

    Les causes de ce sur poids sont multiples, il peut être du à:  
    - Une mauvaise alimentation (trop riche en graisse et en sucre), 
    - Trop de grignotage
    - Des origines génétiques ( le poids des personnes est lié à 80% à celui des ses parents)
    - Un manque d'activités physique 

    Cependant, malgré le fait que cette maladie soit liée à des raisons individuelles, la société peut aussi jouer un rôle dans la prise de poids, par l'intermédiaire de nombreux facteurs socio-économiques ou culturels.


      L'obésité

      Les personnes souffrant d'obésité et de sur poids sont des personnes ayant des accumulations de graisses anormales et excessives dans le corps et qui peut avoir des répercussions importantes sur la santé de l'individu: cela peut provoquer de graves problèmes cardiaques et artériels, des difficultés respiratoires, du diabète et du cholestérol ainsi que des difficultés au niveau de la colonne vertébrale. Les personnes obèses sont souvent victimes de crises d'angoisses ou ont une peur permanente, et ils mangent pour calmer celle-ci.
            
      Afin de remédier à cette maladie, les personnes souffrant d'obésité sont prises en charges:
      - Ils peuvent être suivis par un diététicienne, qui va pratiquer sur la patient un éducation thérapeutique: la patient va tenir un carnet individuel, dans lequel il indiquera ses repas, les ingrédients et le nombre de calories. La diététicienne va donc lui apprendre comment mieux s'alimenter, en réduisant le sucre ou bien les gras.
      - Ils peuvent aussi intégrer une institution, dans laquelle ils apprendrons la cuisine diététique, comment manger sainement, ils apprendrons aussi à faire du sport, en pratiquant une heure de marche ou de vélo par jour. Ces moyens sont efficaces, mais à long terme, lorsqu'ils se retrouvent face à la société et au regard des autres, ils se trouve ridicules et rechute. Cependant, de nombreuses personnes ayant souffert d'obésité arrivent, par ces méthodes, à retrouver un poids qui demeure normal.

      Dans les pays développés, cela pose un problèmes de santé publique, car aux États Unis par exemple, c'est le deuxième facteur de décès, après le tabac. Et 60% des décès dans les pays développés sont dus à des maladies chroniques qui présentent un lien avec l'obésité.
      Les individus atteints de sur poids, représentent 40% de la population dans les pays développés tandis que les personnes souffrant d'obésité massive représentent 11% de la population. De plus, 14% des enfants souffrent de sur-poids et 3.5% sont obèses.

      Les cas de personnes obèses ou en sur poids évoluent au fil des années. La société de consommation joue un rôle important dans cette évolution, mais d'autres facteurs en sont aussi responsables.

      Quelques chiffres:
      En 2010, en France, 9% des individus, seraient obèses, contre 31% aux Etats Unis, 14% au Canada, 9% en Italie et 13% en Allemagne.


      L'hyperphagie



      L'hyperphagie, également appelée " boulimie sans vomissements" ou bien "compulsion alimentaire grave", est un trouble du comportement alimentaire correspondant à une prise convulsive et importante de nourriture, ainsi que l'usage de fréquents grignotages,  sans avoir recours à des comportements compensatoires, tels que les vomissements, la prise de laxatifs ou encore à l'hyperactivité physique. Les personnes atteintes d'hyperphagie sont capables d'absorber une quantité de nourriture nettement plus rapidement que le temps nécessaire pour manger celle ci, elles mangent jusqu'à ressentir une sensation abominable dans l'estomac. Ils sont possédés par un sentiment de perte de contrôle sur le comportement alimentaire durant les crises: ils mangent sans avoir  faim. Une fois les crises terminées, les hyperphages ont une sensation de dégoût de soi, de dépression et de grande culpabilité. Ce comportement boulimique est source de grande souffrance.

      Une des particularités de l'hyperphagie est de concerner autant les hommes que les femmes. Selon diverses études, près de 50% des gens souffrant d'obésité souffrirait aussi d'hyperphagie.